Il suffit parfois de peu de chose pour que l'insignifiant devienne porteur de sens.
Ce peu de chose, c'est un regard, un arrêt, un instant.
L'insignifiant, c'est un bout de ficelle, c'est une feuille morte, c'est une touche de couleur,
une goutte d'eau, un jeu d'ombres et de lumières, un rythme ou une texture...
C'est si peu de chose, ces détails de rien du tout.
Qu'est-ce qui est beau ? Qu'est-ce qui est laid ? Question dérisoire ?
Je n'ai pas de message à faire passer, juste faire sortir ces petits rien de l'anonymat.
Juste essayer de faire vibrer les matières, de les rendre sensibles au sens du « toucher »
C'est plutôt par hasard que je travaille avec un reflex Canon.
L'objectif 100mm 2,8 est mon dada.
Et j'ai adoré le temps passé avec le petit compact de mes débuts.
Je pratique la retouche et le post-traitement avec parcimonie.
Nathalie Fastrès